A la recherche du moi perdu

Mais à quoi bon ?

Deux mois se sont écoulés et j'avais tant de choses à te dire, chaque jour, mais jamais pris le temps de le faire. Flemme moderne. Et c'est dommage, car il y a eu de belles journées, de celles qui auraient pu donner le change dans mon combat perpétuel. Tant pis pour moi. Les chemins s'effacent et avec eux les possibilités d'un mieux. Je m'offusque vite, à raison je pense, chaque fois ; mais qu'il doit être dur de me suivre, je le sais.

Que reste-t-il de moi ?

J'ai le sentiment de m'effilocher, le cœur est aigri mais, je le pense, brillant. Cela ne suffira pas, je ne vois pas le bout, les chemins s'effacent à chaque pas. S'il y a le feu, que sauve-t-on ? le faut-il seulement ? à quoi bon ?

C'est pas bien joyeux, trop interrogatif, peu constructif, Monsieur Vassart et Madame Rafin m'auraient corrigé. Qui le fera aujourd'hui ? à quoi bon ?

Personne ne peut finalement comprendre et il n'est pas aisé de l'expliquer. C'est la définition même de la complexité humaine. C'est usant pour ceux qui veulent et ce la sied à ceux qui ne s'écoutent pas. Il suffit de patauger dans sa fange et dénigrer la réalité de l'existence.

J'aimerais être con.